Les ascenseurs Koné vous souhaitent de joyeuses fêtes
J’ai mis sept mois à m’en remettre voilà pourquoi je ne vous en parle que maintenant…
C’était la période de Noël et de fin d’année. Je scrutai la cage d’ascenseur où je m’étais enfermée avec mon Coco-lapin pour aller et venir je ne sais où. Là donc, sur une des paroi de la cabine, une petite carte disait l’indisible : “Les ascenseurs Koné vous souhaitent de joyeuses fêtes.”
On a échangé un regard halluciné avec le Coco. On a explosé de rire mais il faut bien se l’avouer, l’affichette nous avait touchés. Personnellement, ça m’a fait chaud au cœur, qu’on – un ascenseur donc – se préoccupe un peu – entre le troisième étage et le rez-de-chaussée – de nous souhaiter de joyeuses fêtes. Puis ça ne m’a plus fait rire du tout, de réaliser que j’en étais très exactement là, de ramasser comme une affamée la plus petite miette d’affection à ma portée. Ce genre de messages improbables m’avaient toujours semblé inutiles et ridicules jusqu’à ce que mon moral baisse assez pour en comprendre la discrète nécessité. Les ascenseurs Koné m’ont peut-être sauvé la mise à ce moment là, qui sait? Il suffit parfois d’un minuscule détail.
Bon ça va? Je ne vous ai pas trop plombé le moral? Si c’est le cas je vous souhaite à mon tour une très belle journée, et un été radieux. Ça devrait aller mieux car je suis plus qu’un ascenseur.
Avec les grosses bises de mon ascenseur,
Turangalîlâ
Post-blogum pour la société Koné : je suis disponible dès maintenant, travailleuse et motivée, gna gna gna… et sentiments distingués.
Que l’escalier salue en rythme chaque pas de Turangalîlâ.
Monocle en fit en quelque sorte un récent article :
- http://monocle.com/sections/design/Magazine-Articles/You-lift-me-up—Zurich–Helsinki/